Avec un peu de retard sur le planning que j’espérais tenir, voici mon compte rendu des conférences du mardi après-midi auxquelles j’ai assisté. Retrouvez la première partie ici.

Après un sympathique buffet de petits-fours et cassolettes, j’ai choisi d’aller en savoir plus sur la maîtrise du « Owned, Earned and Paid Media dans le fil d’actualité Facebook ». Bien m’en a pris, car l’orateur était Thomas Guenoux, co-fondateur de l’agence KRDS, et qui s’est récemment illustré par la publication d’un article sans concession sur le nombre de fans de la page de soutien au bijoutier de Nice. Il est revenu pour nous sur la distinction entre ces trois formes de communication sur Facebook : les publications que vous publiez auprès de vos propres fans, l’engagement suscité et les phénomènes de viralité qui permettent de toucher une base plus large, et l’achat de mise en avant afin d’augmenter son audience. Comme souvent, j’en ai retenu que le « contenu est roi », mais aussi qu’il est plus intéressant de mettre en avant un message qui porte déjà qu’un autre qui ne trouve pas son public.

Thomas Guenoux

Après cela, je suis resté pour la conférence sur l’Emailing : Fidélisation VS. acquisition, que j’ai trouvée malheureusement trop accès sur la technique, et pas assez sur les techniques marketing. De là, je suis allé assister à la fin de la conférence de l’ami Camille Roux sur « Comment recruter un développeur ». Peu concerné par la thématique pour l’instant, et étant moi-même à l’intersection entre développement et management, j’ai quand même trouvé un grand intérêt à écouter Camille distiller ses conseils à un auditoire désemparé : d’un côté plusieurs dizaines de recruteurs à la recherche de développeurs, de l’autre une poignée de développeurs en recherche de travail. La balance semblait clairement en faveur de ces derniers. Donc si vous êtes vous-même confronté à la problématique, vous pouvez évidemment poster votre annonce sur le jobboard des Human Coders, et faire en sorte de mettre en avant vos avantages compétitifs : votre équipe, vos technos, vos projets, le cadre de travail, etc.

Enfin, Romain David de Wisembly nous a parlé de son expérience d’entrepreneur « sans levée de fonds », en mode bootstrap. Son histoire a particulièrement résonné en moi quand il a décrit sa première expérience de vente. Parti initialement pour offrir son produit à un utilisateur potentiel, son associé et lui ont décidé à la dernière minute avant l’entretien de fixer un prix « arbitraire ». Celui qui est alors devenu leur client a accepté sans broncher ce prix, et ils ont alors réalisé d’une part que leur offre avait de la valeur, et d’autre part que le prix fixé était probablement trop bas. C’est exactement ce qui nous est arrivé la première fois qu’un annonceur nous a contacté pour acheter de la publicité sur Ecoles2commerce.com ! Nous avions alors subitement réalisé que nous pouvions tirer un revenu de ce site, et le prix que nous avons annoncé la première fois a été accepté immédiatement, ce qui nous a conduit à l’augmenter progressivement par la suite, jusqu’à atteindre un prix plus en phase avec l’offre et la demande, et le reste du marché.

Après une courte pause, je suis allé écouter le dernier panel de la journée, constitué d’entrepreneurs talentueux, qui parlaient de leur réussite à l’étranger. Pour une fois, une femme était présente, en la personne de Céline Lazorthes, fondatrice de Leetchi et de la solution de paiement MangoPay. Etaient également présents Thibaud Elzière, fondateur de Photolia et entrepreneur multirécidiviste avec les eFounders, ou Renaud Visage, co-fondateur d’Evenbrite. Ils sont revenus pour nous sur les raisons qui les ont amenés à se développer à l’international – la croissance et le besoin de mise à l’échelle – ainsi que sur les difficultés à surmonter, comme les différences de culture, la communication, la concurrence. Cependant, il me semble que tous aujourd’hui ne considère plus l’Europe que comme un seul marché à aborder de façon unique, ou alors après une courte période de test dans un pays en particulier. Inversement, les Etats-Unis restent une destination difficile à conquérir, et qui se travaille mieux sur place, dès le départ.

La suite très bientôt…

Bonus : Après l’effort, plus d’effort !