Cette semaine a lieu la conférence Blend Web Mix à Lyon les mardi 1 et mercredi 2 octobre. La liste des conférenciers était déjà de grande qualité, et la communication autour de l’évènement laissait espérer un moment intéressant du web « en province ». Me voilà donc au centre des congrès de Lyon pour 2 jours de rencontres et de découvertes.

Ce matin j’ai assisté à deux panels dans l’auditorium principal. Le premier, intitulé « Investisseurs… money is king! », réunissait les grands nom de la place de financement des startups : Jérôme Masurel (50 Partners), Martin Mignot (Index), Jérémy Uzan (Alven Capital), Nicolas Debock (XAnge) et le doyen Jean-David Chamboredon (Isai). La discussion quoi qu’intéressante, et hélas passée trop vite sur les grandes innovations récentes comme les syndicats d’AngelList ou le crowdfunding. De même, j’aurais aimé en savoir plus sur la relation entre les investisseurs et les incubateurs et accélérateurs, sur leur méthode de découverte des startups, sur les grandes tendances qu’ils constatent en termes d’innovations, etc. Enfin, et c’est une constante sur les deux jours, on pourra regretter que le panel fut exclusivement masculin, alors que les conseils d’administration de ces fonds comptent également des femmes. J’en avais d’ailleurs trois d’Elaia Partners assises à mon rang.

Le second panel opposait le co-fondateur de meltygroup Alexandre Malsch et sa jeunesse, face à l’expérience d’Eric Dupin (Presse Citron) et de Valéry Gerfaud (M6 Web). La discussion, animée par Perrine Créquy rédactrice en chef à LaTribune.fr, a été le théâtre de quelques vives prises de position, notamment sur le « native advertising », prolongement du publireportage pour les uns, véritable innovation pour les autres. Pour autant, le consensus s’est fait autour de l’importance de produire un contenu de qualité, afin de susciter l’engagement de sa communauté. Alexandre Malsch nous a également livré quelques enseignements tirés de sa propre expérience. Il est revenu sur l’évolution du fonctionnement de Google, qu’il compare aujourd’hui à un lecteur réel, qu’il faut satisfaire comme n’importe quel humain, bien plus qu’à un robot qu’on pourrait essayer de berner via des optimisations dans le code. Cela passe donc par un design soigné, sans surcharge de chaque page, avec une dose de publicité modérée, des liens pertinents vers du contenu lié, etc. D’après lui toujours, la longueur idéale d’une vidéo sur le web se situe à 7 minutes 30. En deçà les visiteurs ont l’impression de visionner une bande annonce, au delà ils décrochent trop facilement.

Cet après-midi, je continue avec « Maîtriser le Owned, Earned and Paid Media dans le fil d’actualité Facebook », « Emailing : Fidélisation vs. Acquisition », « Comment recruter un développeur », « Bootstraper sa startup, bullshit ou clé pour réussir ? » et un panel sur la réussite à l’international.